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Reportage
réalisé par :
Taina Florus
Stéphanie Laguerre Tama Alexandre Darlyne Ovilmar
Martha Gilot

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InfoRacisme
SOS Racisme
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Numéro
10 - 25
février 2005
Le groupe de jeunes
reporters du Centre Ferland:
Taina Florus, Stéphanie Laguerre, Tama Alexandre, Darlyne Ovilmar
et Martha Gilot ainsi que Marie-Andrée Baril du BCJ

Elles travaillent toutes sur un sujet intéressant,
"Le racisme à Montréal",
projet supporté par le Bureau de consultation jeunesse.
Qu'est-ce qu'elles font ?
Elles font un reportage sur le sujet... le voici !
| Bonjour,
mon nom est Tama Alexandre
j'ai 18 ans. Mon inspiration est ma famille et mes amies. Je participe
à ce projet parce que le sujet me concerne et que ça
arrive encore dans la vie de tous les jours. Je voulais aussi approfondir
mes connaissances.
courriel : sweet_tami_21@hotmail.com |
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Bonjour, je m`appelle
Taïna Florus, j`ai 17
ans et je vais à l`école Ferland. Je participe à
ce projet parce que j`ai déjà subi du racisme et je
crois qu`en m`exprimant je fais ma part pour sensibiliser les autres
à cette réalité.
courriel:
labelle_tayou05@hotmail.com |
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Bonjour,
mon nom est Stéphanie Laguerre,
j`ai 17 ans. Les personnes qui m`inspirent sont en fait ma famille,
mes amies proches et surtout ma sœur. Je suis très ouverte,
j`aime me sentir aimée et non différente. Ce projet
m`a paru captivant, parce que le racisme se produit dans tout le
monde et le fait d`en parler est quand même intéressant.
J'ai eu du plaisir de vous en parler via notre reportage.
courriel : bigdadass@hotmail.com |
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Bonjour,
je m`appelle Martha Gilot,
j`ai 18 ans et je fréquente le Centre Ferland. Mes intérêts
sont ma famille et mes amies. J`ai choisi ce projet parce que j`ai
constaté que le racisme fait partie des sujets les plus dominants
pour moi. J'espère que ce reportage vous plaira parce que
mes camarades et moi avons pris plaisir à travailler sur
ce projet.
courriel : gmartha6@hotmail.com
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Je m’appelle
Darline Ovilmar
et j’ai 17 ans. Je suis une fille très sociable et
j’apprécie et respecte les gens des communautés
multiculturelles. J’ai bien aimé faire partie du
groupe webreportage et je trouve que chacun de nous a eu un rôle
crucial pour mener à terme notre projet. L’un de
mes rêves serait que les gens vivent dans la paix et l’harmonie
pour que le monde puisse enfin avancer dans la bonne direction.
courriel : angella_ll@msn.com
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| ________________Entrevue
avec Elsie
Semexant |
Nous
vous présentons une entrevue avec
Elsie
Semexant, professeur de français
depuis 16 ans.
Elle a enseigné l`alphabétisation pendant deux ans.
A
l’école, elle ne fait pas de distinction entre les
élèves. Elle s’approche toujours de tous les
étudiants peu importe leur origine. Ses passe-temps : elle
aime lire et participe dans les sports avec son fils qui joue
au basketball et au baseball.
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QUE PENSEZ-VOUS DU RACISME À MONTRÉAL?
C’est un phénomène qui existe depuis longtemps et
qui persiste de nos jours, le racisme ce n’est pas seulement une
question de couleur de peau ou de race. C’est l’intérieur
même de la personne qui entre en ligne de compte : son origine,
sa culture, sa race, son groupe ethnique, sa langue jusqu'à même
toucher à sa fréquentation et à sa personnalité
et parfois, ça va jusqu’à mettre à l’écart
certaines personnes. Quand on regarde le superflu dans le monde sans aller
dans le profond des choses, on pourrait dire que le racisme n’existe
plus, mais malgré les lois l’interdisant, il reste et demeure
un phénomène de société très présent
au quotidien. Il y a des lois prohibant la discrimination envers toute
personne appartenant à une autre nation et religion et cela empêche
que le racisme se retrouve dans les entreprises où certains employeurs
refusent d’embaucher les Noirs ainsi que des femmes, ou que certains
propriétaires refusent de louer à une personne de couleur.
On trouve tout cela à Montréal.
POUVEZ –VOUS NOUS EXPLIQUER CE QU`EST LE RACISME POUR VOUS
?
Le racisme déshumanise les personnes , les réduit à
l`impuissance , les marginalise et les appauvrit. Être raciste,
c`est avant tout déclarer qu`on ne peut supporter ou même
que l`on méprise une personne différente.
SELON VOUS, QU'ELLES SONT LES CAUSES DE LA DISCRIMINATION RACIALE
?
Est- ce du mépris ? Est-ce de la peur ? La plus grande cause, c`est
l`ignorance de la valeur morale de l`autre , c`est l`inconnu . On la retrouve
sous plusieurs formes, la violence , la menace , les propos , l'intimidation,
les graffitis , l'injure, tout ça c`est du racisme.
AVEZ-VOUS DÉJÀ ÉTÉ
VICTIME DE RACISME ?
Comme plusieurs autres, pour trouver un travail, pour louer un appartement.
Oui, j`ai déjà été victime.
QUE FAITES VOUS POUR DÉNONCER LE RACISME ?
En tant qu`enseignante je travaille avec les élèves à
l`apprentissage de l`acceptation de l`autre, de la tolérance et
du sens du partage, car partager c`est diminuer la peur et la crainte
dans le cœur.
QUE POUVONS NOUS FAIRE POUR CONTRER LES PRÉJUGÉS RACIAUX
?
Il faut être vigilant ; un rappel très ferme à la
loi. Il faut aussi supporter les initiatives des pouvoirs publiques qui
doivent s`appuyer sur les associations sur le terrain. Ça veut
dire qu`il faut utiliser tous les organismes communautaires qui existent.
Il faut dénoncer ces actes, il ne faut pas rester indifférent.
Il faut se mobiliser face à ce phénomène et le dénoncer
en prenant des actions dans les écoles.
PENSEZ – VOUS QUE L`ON PEUT METTRE
FIN À LA DISCRIMINATION RACIALE ?
Oui, en travaillant d’arrache pied, en ouvrant l’esprit des
autres, en apprenant à mieux connaître les autres et à
les supporter, en faisant participer tous les acteurs de la vie communautaire,
les médias, les politiciens, les églises et, on finira par
mettre un terme à ce fléau.
______________Entrevue
avec Jean-Michel Bessa |

M.
Jean-Michel Bessa est coordonnateur du Mouvement de fraternité
multiethnique (MFME) depuis 1995. Le MFME est un organisme communautaire
s’adressant aux communautés culturelles de St-Léonard
et offre des ateliers d’information, des activités pour les
familles, un comptoir alimentaire, cuisine collective, clinique d’impôts,
centre d’accès internet, et depuis janvier 2005, des ateliers
d'aide aux devoirs et leçons pour les écoles primaires.
Cette dernière
activité est réalisée en partenariat avec l'École
Lambert-Closse et le Carrefour jeunesse emploi Viger-Jeanne-Mance. Nous
l’avons donc rencontré pour qu’il nous parle de sa
vision du racisme.
QUE PENSEZ-VOUS
DU RACISME À MONTRÉAL ?
Je ne vais pas tomber dans la définition du mot racisme, mais
je vais vous parler davantage à propos de la façon dont
on le vit en tant que personne faisant partie d’une minorité
visible. Par exemple, le racisme se vit à différents niveaux
: vous voulez louer un logement et on ne vous le loue pas parce que
vous êtes Noir, mais on ne vous dit pas que c’est parce
que vous êtes Noir : c’est fait d’une façon
très subtile. Au niveau de l’emploi, on remarque le même
phénomène, c’est-à-dire quand vous cherchez
un emploi, on préfère engager un Blanc. Les employeurs
ont des préjugés par rapport à la couleur; ils
disent que les Noirs sont paresseux. On rencontre le racisme même
dans les rapports avec les gens. Par exemple, vous montez dans un autobus
et il y a une place à côté d'un Noir et elle reste
souvent vide jusqu'à ce la personne descende de l'autobus. Bien
sûr que personne n'osera dire à haute voix " je ne
veux pas m'asseoir à côté d'un Noir". Maintenant,
le racisme se fait plus subtilement, car la société a
évolué et tranquillement, on assiste à un changement
de mentalité et on aime de moins en moins se faire taxer de raciste,
donc le phénomène s'exprime sous formes plus diffuses.
Il existe aussi la Commission des droits de la personne, on peut poursuivre
une personne ou une institution si l'on peut prouver que l'on est victime
de racisme.
QUELLES SONT
LES CAUSES DU RACISME SELON-VOUS ?
Selon moi c’est l’éducation en général
qui perpétue le racisme par le biais de toutes les institutions.
Par exemple, j’ai un ami blanc qui était raciste sans le
savoir puisqu’à travers son éducation on lui a appris
à penser que les Noirs étaient inférieurs. C’est
pourquoi il est important de faire des activités d’information
et de sensibilisation. À Montréal, il y a des gens noirs
qui font des choses intéressantes. Par exemple, on rencontre
des Noirs enseignants, médecins, politiciens, fonctionnaires,
etc. On les rencontre partout, mais on ne les voit pas, on ne les montre
pas à la télévision. Ce que l’on montre à
la télévision, se sont les jeunes qui font des mauvais
coups, on ne porte pas attention aux gens qui font de belles choses
et qui sont de bons citoyens. Cela contribue à maintenir un sentiment
raciste et des préjugés.
SELON VOUS,
LE PHÉNOMÈNE DU RACISME A-T-IL ÉVOLUÉ ?
Certainement, le racisme a beaucoup évolué. Avant, on
ne se privait pas de traiter les Noirs publiquement de tous les noms,
maintenant, les gens font plus attention. Ils ne le disent plus qu’ils
ont des préjugés raciaux, mais cela parait dans leurs
attitudes. Par contre, il ne faut pas penser que tous les Blancs sont
racistes. Aujourd’hui, ça se passe sous une nouvelle forme
parce que les gens ont peur de se faire poursuivre par la Commission
des droits de la personne. C’est une institution qui est là
pour protéger les droits des citoyens, y compris les minorités
visibles. Si vous êtes victime de racisme, vous pouvez porter
plainte, mais il faut prouver que vous avez vécu de la discrimination
raciale. Bref, le racisme n’existe plus dans nos lois mais ils
s’exercent de façon subtile dans les attitudes et comportements
des gens.
AVEZ-VOUS
DÉJÀ ÉTÉ VICTIME DE RACISME ?
Oui, lorsque j’essayais de louer un appartement, je me souviens,
c’était en 1997 et j’ai vu dans le journal qu’il
y avait un 3 1/2 à louer. J’ai appelé la dame et
je suis allé la voir. Quand elle a vu que j’étais
Noir elle a changé du tout au tout… Elle m’a demandé
de remplir des papiers de références et de lui donner
des informations pour savoir si j’étais solvable. Je lui
ai donné, je venais d’arriver et je ne connaissais pas
mes droits. Je lui ai demandé dans combien de temps elle allait
me rappeler, elle m’a dit dans deux ou trois jours. Au moment
où je vous parle, j’attends toujours son retour d’appel.
Je vous dis, elle ne voulait pas de moi parce que j’étais
Noir.
COMMENT
RÉAGISSEZ-VOUS FACE AUX COMPORTEMENTS RACISTES ?
C’est la seule expérience que j’ai vécue de
manière concrète. Je dis "concrète", car
je suis certain qu'il y a eu plusieurs autres fois et ce n'est pas fini.
Elle ne m’a pas rappelé et j’ai laissé tomber.
Peut-être que maintenant je réagirais différemment
parce que je connais mes droits. J’aurais porté plainte à
la Commission des droits de la personne. Si vous êtes victime de
racisme sans réagir et que vous ne connaissez pas vos droits, vous
n’aidez pas la cause des Noirs. En effet, lorsque ça arrive,
si on porte plainte, les gens vont faire plus attention. Par dessus tout,
la meilleure solution est de faire de l’éducation. Par exemple,
ici il y a une activité où les enfants apprennent à
vivre ensemble et cela les amène à accepter davantage les
différences ainsi qu’à défaire leurs préjugés.
EST-CE QUE VOUS VOUS IMPLIQUEZ POUR DÉNONCER
LA DISCRIMINATION RACIALE ?
Oui, dans mon travail je fais de actions pour contrer le racisme, on organise
des activités de sensibilisation. Par exemple, il y a déjà
eu un projet avec Patrimoine Canada pour lutter contre ce phénomène
qui entraîne l’oppression. On avait des activités de
formation pour les adultes et on a monté une vidéo avec
des enfants sur le racisme et la discrimination.
QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR CONTRER LE RACISME ?
Comme je l’ai dit auparavant, c'est à travers un travail
d'éducation permanent que l'on peut régler cette problématique,
car les habitudes ont la vie dure. Lorsque vous rencontrez quelqu’un
que vous ne connaissez pas, parfois, cela engendre des préjugés.
Le Québec est peuplé de gens de différents pays.
Si vous allez au centre-ville de Montréal, vous faites un voyage
sans vous déplacer. On est donc appelé à vivre ensemble.
Il faut premièrement que les jeunes noirs en tant que minorité
visible, vous vous ouvriez aux autres parce qu’il ne faut pas se
dire : ils sont racistes, je ne veux plus rien savoir d’eux. De
plus, chacun de son coté (Blancs comme Noirs) on doit faire notre
effort, il faut essayer de se connaître mutuellement en vivant ensemble.
Cela va contribuer beaucoup à diminuer le racisme.
________
MA VISION DU RACISME
________ |
Par
Darline Ovilmar
Saviez-vous que le taux de chômage chez
les jeunes Noirs de 15 à 24 ans est de 37.1% contre 17.2% chez
les non Noirs du même groupe d’âge (1) ? Qu’il
est plus difficile, surtout pour les Noirs, d’avoir accès
à un logement? En effet, selon la Commission des droits de la
personne, la minorité noire serait la plus affectée par
les attitudes et comportements discriminatoires. Prenons l’exemple
d’un journaliste du Journal de Montréal qui a passé
une semaine dans la peau d’un Noir. Ce dernier a témoigné
des difficultés quotidiennes auxquelles les gens de cette communauté
sont confrontées. Effectivement, il a fait face à de nombreuses
allusions faisant référence aux préjugés
sur les Noirs (2).
Le but de mon article est de vous démontrer les différents
aspects de la réalité des jeunes Noirs en 2005. Prenons
le cas de ces quatre (4) jeunes qui ont sauvagement battu une sexagénaire
afin de lui voler sa voiture et son porte-monnaie. Lorsque l’information
fut rapportée dans les médias, on mentionna, à
plusieurs reprises, qu‘il s’agissait de jeunes noirs et
de plus, on associa immédiatement ces jeunes à un gang
de rue. Était-ce nécessaire de traiter cette nouvelle
en mettant l’accent sur la couleur des agresseurs en sachant qu’un
tel événement a comme répercussion d’augmenter
l’intolérance de la population envers les Noirs en général
? Par exemple, la semaine suivant cet événement, une lettre
haineuse circulait à Montréal sur les Noirs d’origine
haïtienne.
De plus, en interrogeant quelques personnes de la communauté
noire vivant au Québec depuis plus de 15 ans, on peut se rendre
compte que la ressemblance au niveau de la discrimination est frappante.
En ce qui à trait au domaine de l’emploi, comme mentionné
précédemment, c’est un secteur où la discrimination
est toujours présente. Comme vous pouvez le voir dans les deux
(2) interviews, le logement constitue également une source importante
de discrimination. Malgré l’instauration de la charte des
droits de la personne et des luttes menées pour faire respecter
le droit de tous les êtres humains, les préjugés
raciaux sont encore omniprésents. D’où l’importance
de continuer à dénoncer les pratiques racistes qui persistent
de nos jours.
Comme vous pouvez le remarquer, il reste encore beaucoup de travail
à faire pour lutter contre le racisme. Il faut de ce fait, continuer
à sensibiliser les gens, dénoncer la discrimination et
reconnaître la contribution de personnalités publiques
à l’enrichissement de la société québécoise
au niveau artistique (Corneille, Dany Laferrière,…), politique
(Maka Kotto, Yolanda James,…), journalistique (Michaëlle
Jean, …), etc.
(1) Statistiques
tirées du document, Bref portrait
socio-démographique des communautés noires au Québec,
Conseil des relations interculturelles, 28 mai 2002.
(2) Voir
articles sur internet:
www2.canoe.com/archives/infos/dossiers/2003/10/20031003-120431.html
__________ Micro-Trottoir
__________
Que
pensez-vous du racisme aujourd’hui ?
Ronelca Joseph, étudiante, 18 ans : Moi
personnellement, je ne suis pas raciste, j’aime tout le
monde. Je ne vais pas me plaindre d’une nation en particulier.
Ce n’est pas une bonne idée de faire ça, c’est
vraiment pas bon.
André Lauzon, professeur : Je pense que malheureusement,
on ne pourra jamais s’en défaire tout a fait, moi je trouve
ça aberrant qu’en 2005 on vive encore des situations comme
ça, c’est-à-dire qu’il y a encore des gens
qui font de la ségrégation basée sur l’origine
ethnique ou sur une couleur, vraiment, ça me dépasse
Mathieu Brisson, intervenant : Je dirais que c’est
encore d’actualité aujourd’hui et il faut que l’on
fasse quelque chose pour ça effectivement.
Pierre Morin, professeur : Je pense que l’on
a la possibilité de vivre à une époque où
l’on voit
que tout le monde est pareil, peu importe la race et la couleur de la
peau. On ne vit plus dans une époque où les préjugés
peuvent tenir longtemps parce que maintenant avec les médias,
Internet et la télévision on peut voir comment vivent
les autres peuples, on s’aperçoit que foncièrement,
on est tous semblable. Selon moi, le racisme n’a pas sa place
dans tout ça. Si l’on veut vivre en paix, il faut être
tolérant parce qu’il y a des différences entre chaque
race, chaque peuple et puis il faut les accepter et puis voir les bons
côtés de chacun.
Ronelca Joseph
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André Lauzon |
Pierre Morin |
Pensez-vous que ça existe
encore ?
Ronelca Joseph, étudiante, 18 ans : Oui,
ça existe! Bon personnellement, je suis haïtienne,
si je prend l’exemple des haïtiens : des fois tu te promènes
dans le métro ou dans l’autobus et il y a des gens qui
ne veulent pas s’asseoir a coté de moi parce que je suis
Noire, quand ils parlent on les entend dire : “hostie de nègres”.
Pour moi, il y a pas de différence, de toute façon on
est tous pareil.
André Lauzon, professeur : Malheureusement
oui, on a encore beaucoup d’exemple a travers le monde…
Ah bien sûr, c’est camouflé mais quand on gratte
la petite couche de vernis on se rend compte que c’est un jugement
basé sur l’origine ethnique ou encore sur la couleur. Les
formes du racisme se propagent des fois par la sélection; on
n’embauche pas quelqu’un parce qu’il est d’une
telle origine ou on ne louera pas notre appartement a quelqu’un
d’une telle couleur. On ne le dira pas que nous sommes racistes,
mais dans les faits il y a encore beaucoup de gestes qui sont guidés
par nos préjugés. S’il y avait plus de monde comme
vous peut-être que cela serait une solution.
Pierre Morin, professeur : C’est évident,
on a juste à regarder les nouvelles, on peut voir comment les
gens se comportent et l’on peut voir que oui. Comme je vous disais,
ça n’a plus sa place. Je crois que c’est avec l’éducation
et à mesure que les peuples seront en contact avec les autres
que ça va pouvoir disparaître.
Mathieu Brisson, intervenant : Oui, par exemple
on va souvent choisir une personne blanche au lieu d’une personne
noire dans la sélection d’un employer et ça je trouve
que ça n’a pas raison d’être. Il faut travailler
dur pour contrer le racisme, car ce n’est pas sur le bord de disparaître.
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