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Reportage
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Numéro 3, 16 février 2004
Édito
Depuis longtemps, on sait qu'un enfant mis en garderie est un investissement, car c'est l'école de 0 à 5 ans. Le gouvernement investit pour former des éducateurs(trices) pour les services de garde. Le but est d'ouvrir plus de garderies pour envoyer le plus de monde possible sur le marché du travail. Et, le gouvernement Charest veut que les familles restent que 2 ans à la maison, au lieu de 5 ans, c'est-à-dire que les parents sans moyen qui veulent élever leurs enfants, n'auront plus le choix de les envoyer à la garderie. Ces familles ont une contrainte a l'emploi pour pouvoir garder leurs petits . Et en plus, il augmente les tarifs de garderies. Pour moi, il y a 2 côtés a cette situation : une garderie est comme une compagnie et l'être humain est rendu esclave d'un gouvernement qui n'écoute pas les vrais besoins de son peuple. Premièrement, la garderie a beaucoup de bienfaits, comme par exemple, l'enfant a un encadrement, il apprend à socialiser, il apprend avec des jeux éducatifs, il bénéficie d'un repos de parent Pour de l'argent, un service de garde te rend un service. Cela dure 5 jours sur 7 à toutes les semaines, ainsi qu'environ 3 heures par jours avant que l'enfant fasse dodo. Il faut prendre le temps de réfléchir, il ne reste que deux jours à consacrer parent-enfant. Il faut prendre ce qui reste pour les aimer, les écouter et nous faire apprendre que la vie est belle, car pour moi on apprend autant a un enfant que lui nous apprend. Donc, les enfants sont éduqué par les autres, à notre place. Il y a beaucoup de mères qui se sentent coupables et je les comprends. Deuxièmement, de la part des parents, il faut gagner son pain! Il y a deux solutions, aller à l'école (qui est deux fois plus de travail pour les gens pauvres qui travaillent en même temps) ou travailler. Travailler 5 jours sur 7 et vivre 2 jours. Les familles qui sont sur l'aide social parce qu'elles veulent élever leur enfants vont être obligé de travailler car sinon auront moins d'aide sociale. Tandis que les familles aisées peuvent rester à la maison et élever leurs petits en toute tranquillité d'esprit. Les gens les plus démunis travaillent jusqu'à la fin de leurs jeunes jours, et pourquoi? pour nourrir un système économique qui va toujours creuser un écart entre les riches et les pauvres. Cela fait pour moi une classe sociale qui est esclave de la société hautaine. Pour
conclure, je crois que l'on devrait avoir un nouveau système social
et économique, basé plus sur les gens que l'argent. Présentement
Charest veut tester un nouveau régime favorisant plus de main d'oeuvre,
pour prospérer. Élever un enfant est beaucoup de travail,
et cela devrait être considéré comme un emploi, être
payé! Nous étant citoyen nous devons utiliser nos petits
droits qui est de manifester, écrire annoncer…Eux n'ont qu'un mot
a prononcer et voilà la loi est parti. Nous essayons de leur faire
comprendre nos besoins mais souvent la plus haute classe gagne parce qu'ils
ont plus d'argent. Ils ne pensent pas comme les personnes pauvres. Nous
devrions changer les garderies en centres communautaires, pour réunir
parents et enfants durant le jour pour ensemble, leur donner une éducation.
Donner 3 jours de sa vie par semaine à travailler, et vivre simplement.
Arrêter le temps, pour savourer sans stress qui cause les problèmes,
comme exemple, de santé psychologique qui coûte plus d'argent.
Arrêter de surconsommer qui donnerait moins de travail, relie pour
un autre système économique, on a trop de job. Prendre le
temps de regarder, et de nettoyer notre Terre, qui maintenant ressemble
à un dépotoir. Prendre le temps de regarder son voisin et
l'aimer au lieu de l'haïr. Si tout le monde acceptait de travailler
pour un monde meilleur, et non vouloir prospérer on se porterait
mieux. Certains disent que je rêve, mais c'est avec la pensée
que l'on bâtit un avenir. Moi je veux un bel avenir pour les enfants.
Manifestations partout au Québec Jeudi le 11 Décembre 2003 - La province de Québec est en feu. Même sous les torrents d'eau qui s'y jetait, elle dégageait une chaleur sortie tout droit des entrailles de la terre. Il c'est déroulée l'une des plus grosse manifestation que la ville est connue. Ce mouvement de révolte ne se fit pas uniquement sentir à travers la grande métropole, mais explosa sous plusieurs branches dans la ville de Québec, ainsi que celle de Sherbrooke. Il faut se demander pourquoi ces citoyens, pour la plupart pacifique, venaient protester en si grand nombre malgré le temps de canard qu'on a connu? Il est vrai que ce n'était pas la journée pour mettre un chien dehors, mais ces braves gens ce sont retrouvés prit entre deux feux. Quels étaient les enjeux pour que plus de 25 milles personnes quittent ainsi le confort de leur foyer par un jour de pluie. Et bien voilà ! Ils venaient prendre position contre les quatre projets de lois du gouvernement nouvellement instauré, soit, le gouvernement Charest. Premièrement, la loi 25 qui a pour but de prévoir le regroupement permanent des établissements de santé. Ensuite, on retrouve la loi 30 qui elle, s'occupe de tout ce qui concerne le regroupement des unités syndicales. Puis, il y a la loi 31 qui permettra des recours de manière plus fréquente à la sous-traitance et finalement, il ne faudrait surtout pas oublier le projet de loi sur les centres de la petite enfance (CPE), intitulé le projet de loi 32. Ce dernier fut l'une des causes majeures des insatisfactions des manifestants qui ce sont réunis en clan de façon stratégique. Ils se sont agglutiner devant les bureaux du principal concerné, le premier ministre Jean Charest, ainsi que du ministre des Finances, monsieur Yves Séguin. Il
était beau de voir toutes ces personnes entassées sur le
coin des rues Sherbrooke et Mc Gill Collège tel un long ruban de
fourmis. Oui des fourmis, comme les travailleurs acharnés qu' ils sont.
Malgré leur dur labeur, seulement 10% d'entre eux réussiront
à gagner plus de 35 milles dollars annuellement. Ce qui est largement
insuffisant pour assurer la survie d' une famille. On ne pouvait pas en
tant qu'individu rester insensible à tant de courage de la par
de ces mères, de ces pères, mais monsieur Jean Charest tient
une position ferme et rétorqua : "Nous poursuivrons nos objectifs
de changement " Lysbertte Cerné
Entrevue
avec une manifestante Pourquoi
venez-vous manifester aujourd'hui ?
Est-ce que le 2 dollars que réclame le gouvernement
aidera à améliorer la gestion et le bon fonctionnement des
garderies ? Croyez-vous
qu'au gouvernement, il devrait instaurer une table de concertation pour
les opinions des citoyens ?
Au
point vue individuel, quel serait les conséquences de ce projet
de loi sur vos habitudes de vie ?
Les
impacts sur les jeunes mères
Jeudi le 22 janvier 2004 - Vers 18h00… Des jeunes mères ont eu la gentillesse de bien vouloir aborder la question des CPE avec nous. Elles étaient fatiguées après une grosse journée. Les enfants qui les accompagnaient étaient pendus à leur cou. La patience et le courage transparaissaient dans leur façon d'être et de parler. Nous avons voulu savoir quels étaient les impacts de l'augmentation du tarif dans les Centres de la Petite Enfance sur leur vie. Nous avons pu remarquer que la situation vécue par les mères est vraiment une question de cas par cas, mais l'enjeux lui, en est un de société. Ne faut-il pas questionner les réalités suivantes : est-ce que la famille bénéficie de un ou deux salaires ou encore est-ce que cela coûte plus cher de travailler que de rester à la maison avec les enfants? Les solutions envisageables, quelles sont-elles ? Ne faudrait-il pas que l'ensemble des citoyen(es) déboursent des taxes, comme c'est le cas avec notre système scolaire ? Pourquoi cette logique ne serait-elle pas applicable ici, si on considère que les CPE font partis à part entière du système d'éducation? Il y a aussi la question de l'universalité du coût de 7 dollars, qui selon elles, est tout à fait injuste quand pour certain(es), ce montant est dérisoire et que pour d'autre, il peut représenter une source de stress, sans compter le coût des transports qu'occasionnent souvent le choix d'envoyer ses enfants en CPE, quand le ou les parents ont plus d'un enfant ça peut devenir un vrai casse-tête! Donc, on pourrait peut être faire payer selon le salaire ? Après cet entretien, nous pouvons constater que ces jeunes mères veulent le meilleur pour leurs enfants et c'est tout à fait justifié. Elles ne sont pas d'accord avec les nouvelles mesures prisent par le gouvernement, mais elles ne blâment pas les CPE et s'entendent pour dire que le système n'est pas équitable. Si c'était elles que l'on écoutait? Ne sont-elles pas les premières intéressées? Nous parlons au féminin, mais il y aurait certainement des pères qui en auraient long à dire! Nous pourrions conclure sur ceci: Les enfants sont l'avenir de l'humanité, n'est-il pas important de leur donner tous les moyens de cheminer? Merci aux jeunes mères du BCJ. Émilie
Jean
Entrevue avec les mères Première entrevue: Est-ce
que tu crois que c'est équitable de faire payer tout le monde 7$? Toi,
Ton CPE a t-il droit à des programmes spéciaux? Combien
le supplément?
Comment anticipes-tu une prochaine hausse? Penses-tu
que ça va aller en dégradant?
Qu'est-ce que tu penses du fait que si tu n'envoies
pas ton enfant plus de vingt-six jours (treize si on compte les jours
fériés) que tu perds ta place? Si
tu décides de prendre une journée de congé avec ton
enfant, est-ce que tu paye quand même? Toi?
Et
les retards? As-tu
longtemps été sur les listes d'attente? Et
le fait que tu sois une jeunes mère a t-il changé quelque
chose?
Deuxième
entrevue:
Regroupement des centres de la petite enfance de Laval Article du devoir 22 janvier 04 Liste d'attente de la province de Québec
À
surveiller ! Prochain
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