Reportage
réalisé par:
Lysbertte Cerné
Émilie Millette
Émilie Jean
Fabiola Dasque


 

 

 

 

 

 

 

Numéro 3, 16 février 2004

 

Reculs importants dans les
Centres de
la Petite Enfance (CPE)

 

Édito


Révolution... ???

Émilie Millette

 

Depuis longtemps, on sait qu'un enfant mis en garderie est un investissement, car c'est l'école de 0 à 5 ans. Le gouvernement investit pour former des éducateurs(trices) pour les services de garde. Le but est d'ouvrir plus de garderies pour envoyer le plus de monde possible sur le marché du travail. Et, le gouvernement Charest veut que les familles restent que 2 ans à la maison, au lieu de 5 ans, c'est-à-dire que les parents sans moyen qui veulent élever leurs enfants, n'auront plus le choix de les envoyer à la garderie. Ces familles ont une contrainte a l'emploi pour pouvoir garder leurs petits . Et en plus, il augmente les tarifs de garderies. Pour moi, il y a 2 côtés a cette situation : une garderie est comme une compagnie et l'être humain est rendu esclave d'un gouvernement qui n'écoute pas les vrais besoins de son peuple.

Premièrement, la garderie a beaucoup de bienfaits, comme par exemple, l'enfant a un encadrement, il apprend à socialiser, il apprend avec des jeux éducatifs, il bénéficie d'un repos de parent Pour de l'argent, un service de garde te rend un service. Cela dure 5 jours sur 7 à toutes les semaines, ainsi qu'environ 3 heures par jours avant que l'enfant fasse dodo. Il faut prendre le temps de réfléchir, il ne reste que deux jours à consacrer parent-enfant. Il faut prendre ce qui reste pour les aimer, les écouter et nous faire apprendre que la vie est belle, car pour moi on apprend autant a un enfant que lui nous apprend. Donc, les enfants sont éduqué par les autres, à notre place. Il y a beaucoup de mères qui se sentent coupables et je les comprends.

Deuxièmement, de la part des parents, il faut gagner son pain! Il y a deux solutions, aller à l'école (qui est deux fois plus de travail pour les gens pauvres qui travaillent en même temps) ou travailler. Travailler 5 jours sur 7 et vivre 2 jours. Les familles qui sont sur l'aide social parce qu'elles veulent élever leur enfants vont être obligé de travailler car sinon auront moins d'aide sociale. Tandis que les familles aisées peuvent rester à la maison et élever leurs petits en toute tranquillité d'esprit. Les gens les plus démunis travaillent jusqu'à la fin de leurs jeunes jours, et pourquoi? pour nourrir un système économique qui va toujours creuser un écart entre les riches et les pauvres. Cela fait pour moi une classe sociale qui est esclave de la société hautaine.

Pour conclure, je crois que l'on devrait avoir un nouveau système social et économique, basé plus sur les gens que l'argent. Présentement Charest veut tester un nouveau régime favorisant plus de main d'oeuvre, pour prospérer. Élever un enfant est beaucoup de travail, et cela devrait être considéré comme un emploi, être payé! Nous étant citoyen nous devons utiliser nos petits droits qui est de manifester, écrire annoncer…Eux n'ont qu'un mot a prononcer et voilà la loi est parti. Nous essayons de leur faire comprendre nos besoins mais souvent la plus haute classe gagne parce qu'ils ont plus d'argent. Ils ne pensent pas comme les personnes pauvres. Nous devrions changer les garderies en centres communautaires, pour réunir parents et enfants durant le jour pour ensemble, leur donner une éducation. Donner 3 jours de sa vie par semaine à travailler, et vivre simplement. Arrêter le temps, pour savourer sans stress qui cause les problèmes, comme exemple, de santé psychologique qui coûte plus d'argent. Arrêter de surconsommer qui donnerait moins de travail, relie pour un autre système économique, on a trop de job. Prendre le temps de regarder, et de nettoyer notre Terre, qui maintenant ressemble à un dépotoir. Prendre le temps de regarder son voisin et l'aimer au lieu de l'haïr. Si tout le monde acceptait de travailler pour un monde meilleur, et non vouloir prospérer on se porterait mieux. Certains disent que je rêve, mais c'est avec la pensée que l'on bâtit un avenir. Moi je veux un bel avenir pour les enfants.

 

Manifestations partout au Québec

Jeudi le 11 Décembre 2003 - La province de Québec est en feu. Même sous les torrents d'eau qui s'y jetait, elle dégageait une chaleur sortie tout droit des entrailles de la terre. Il c'est déroulée l'une des plus grosse manifestation que la ville est connue. Ce mouvement de révolte ne se fit pas uniquement sentir à travers la grande métropole, mais explosa sous plusieurs branches dans la ville de Québec, ainsi que celle de Sherbrooke.

Il faut se demander pourquoi ces citoyens, pour la plupart pacifique, venaient protester en si grand nombre malgré le temps de canard qu'on a connu? Il est vrai que ce n'était pas la journée pour mettre un chien dehors, mais ces braves gens ce sont retrouvés prit entre deux feux. Quels étaient les enjeux pour que plus de 25 milles personnes quittent ainsi le confort de leur foyer par un jour de pluie. Et bien voilà ! Ils venaient prendre position contre les quatre projets de lois du gouvernement nouvellement instauré, soit, le gouvernement Charest.

Premièrement, la loi 25 qui a pour but de prévoir le regroupement permanent des établissements de santé. Ensuite, on retrouve la loi 30 qui elle, s'occupe de tout ce qui concerne le regroupement des unités syndicales. Puis, il y a la loi 31 qui permettra des recours de manière plus fréquente à la sous-traitance et finalement, il ne faudrait surtout pas oublier le projet de loi sur les centres de la petite enfance (CPE), intitulé le projet de loi 32. Ce dernier fut l'une des causes majeures des insatisfactions des manifestants qui ce sont réunis en clan de façon stratégique. Ils se sont agglutiner devant les bureaux du principal concerné, le premier ministre Jean Charest, ainsi que du ministre des Finances, monsieur Yves Séguin.

Il était beau de voir toutes ces personnes entassées sur le coin des rues Sherbrooke et Mc Gill Collège tel un long ruban de fourmis. Oui des fourmis, comme les travailleurs acharnés qu' ils sont. Malgré leur dur labeur, seulement 10% d'entre eux réussiront à gagner plus de 35 milles dollars annuellement. Ce qui est largement insuffisant pour assurer la survie d' une famille. On ne pouvait pas en tant qu'individu rester insensible à tant de courage de la par de ces mères, de ces pères, mais monsieur Jean Charest tient une position ferme et rétorqua : "Nous poursuivrons nos objectifs de changement "

Lysbertte Cerné

Extrait sonore de la chanson lors de la manifestation

Entrevue avec une manifestante
Fabie Boucher, travailleuse dans un CPE

Pourquoi venez-vous manifester aujourd'hui ?
Moi, je viens manifester pour toutes les raisons que Jean-Charest veut détruire le réseau des garderies, les centres de la petite enfance,les réseaux qui permettent aux enfants de grandir en toute sécurité autant sur le plan émotif, affectif et physique. On sait pas qu'est-ce qui se passe, il est en train de faire des coupures et on ne sait pas ce qui se passe.

Est-ce que le 2 dollars que réclame le gouvernement aidera à améliorer la gestion et le bon fonctionnement des garderies ?
Pas du tout ! Le gouvernement demande 7 dollars aux parents pour ensuite, enlever la subvention aux garderies, regarde le gouvernement fédéral a donné 250 millions pour les garderies et Charest, lui, les a pris pour les distribuer un peu partout. Si un enfant manque plus de 26 jours, on doit le remplacer par un autre, sinon, les garderies arriveront pas. Non !Non !Non ! Le 2$ cela appauvrie les parents et les services de garde.

Croyez-vous qu'au gouvernement, il devrait instaurer une table de concertation pour les opinions des citoyens ?
Par rapport au CPE. le gouvernement devrait laisser le 5$ parce que c'est reconnaître aux parents le droit de mettre leurs enfants dans un endroit sécuritaire. La réalité en 2003, c'est que les deux parents travaillent. Le monde du travail n'encourage pas la famille, monsieur Charest n'encourage sûrement pas la famille en détruisant ces lieux pédagogiques. On prend soin de la société. Il faut savoir c'est quoi le CPE, c'est pas connu!

Au point vue individuel, quel serait les conséquences de ce projet de loi sur vos habitudes de vie ?
Personnellement, je ne laisserai jamais passer un tel projet de loi.

 

Les impacts sur les jeunes mères
Rencontre avec elles au BCJ-Longueuil
(En collaboration avec l'organisme Refuge la Piaule de Drummondville)

 

Jeudi le 22 janvier 2004 - Vers 18h00… Des jeunes mères ont eu la gentillesse de bien vouloir aborder la question des CPE avec nous. Elles étaient fatiguées après une grosse journée. Les enfants qui les accompagnaient étaient pendus à leur cou. La patience et le courage transparaissaient dans leur façon d'être et de parler.

Nous avons voulu savoir quels étaient les impacts de l'augmentation du tarif dans les Centres de la Petite Enfance sur leur vie. Nous avons pu remarquer que la situation vécue par les mères est vraiment une question de cas par cas, mais l'enjeux lui, en est un de société. Ne faut-il pas questionner les réalités suivantes : est-ce que la famille bénéficie de un ou deux salaires ou encore est-ce que cela coûte plus cher de travailler que de rester à la maison avec les enfants? Les solutions envisageables, quelles sont-elles ? Ne faudrait-il pas que l'ensemble des citoyen(es) déboursent des taxes, comme c'est le cas avec notre système scolaire ? Pourquoi cette logique ne serait-elle pas applicable ici, si on considère que les CPE font partis à part entière du système d'éducation? Il y a aussi la question de l'universalité du coût de 7 dollars, qui selon elles, est tout à fait injuste quand pour certain(es), ce montant est dérisoire et que pour d'autre, il peut représenter une source de stress, sans compter le coût des transports qu'occasionnent souvent le choix d'envoyer ses enfants en CPE, quand le ou les parents ont plus d'un enfant ça peut devenir un vrai casse-tête! Donc, on pourrait peut être faire payer selon le salaire ?

Après cet entretien, nous pouvons constater que ces jeunes mères veulent le meilleur pour leurs enfants et c'est tout à fait justifié. Elles ne sont pas d'accord avec les nouvelles mesures prisent par le gouvernement, mais elles ne blâment pas les CPE et s'entendent pour dire que le système n'est pas équitable. Si c'était elles que l'on écoutait? Ne sont-elles pas les premières intéressées? Nous parlons au féminin, mais il y aurait certainement des pères qui en auraient long à dire! Nous pourrions conclure sur ceci:

Les enfants sont l'avenir de l'humanité, n'est-il pas important de leur donner tous les moyens de cheminer? Merci aux jeunes mères du BCJ.

Émilie Jean
Du Refuge la Piaule de Drummondville

 

Entrevue avec les mères

Première entrevue:
Avec MarieJosée 21ans, jeune mère

Est-ce que tu crois que c'est équitable de faire payer tout le monde 7$?
Non parce que les revenus familiaux c'est pas évident quand tu as plusieurs enfants. C'est serré, c'est pas tout le monde qui est capable de payer 7$ tous les jours pour un enfant.

Toi, Ton CPE a t-il droit à des programmes spéciaux?
Moi, je paye un supplément pour un groupe de musique... c'est la seule sortie une fois par semaine avec le groupe de musique.
Tu es obligé de le payer ou c'est juste une garderie et qu'il n'y a pas d'autres pièces... ça vaut la peine sauf que ça fait cher.

Combien le supplément?
Cinquante-cinq dollars par session de 3 mois.

Comment anticipes-tu une prochaine hausse?
Ben on va chialer... c'est sur que c'est cher, ça dépend dans quelle situation tu es. C'est pas évident, on peut pas faire grand chose.

Penses-tu que ça va aller en dégradant?
Avec le "foubernement" qu'on a... si y continue à faire qu'est-ce qui fait présentement, les enfants vont avoir de la misère avec les années.

Qu'est-ce que tu penses du fait que si tu n'envoies pas ton enfant plus de vingt-six jours (treize si on compte les jours fériés) que tu perds ta place?
C'est illogique. Si ton enfant est malade un mois, tu perds ta place, tu peux pas rien faire.

Si tu décides de prendre une journée de congé avec ton enfant, est-ce que tu paye quand même?
ça dépend de l'entente que tu as avec ta gardienne.

Toi?
Oui, je paye quand même tous les jours.

Et les retards?
C'est trois dollars du quinze minutes et encore là, ça dépend des garderies...

As-tu longtemps été sur les listes d'attente?
Non, moi j'ai été chanceuse, il y avait de la place pour mon enfant mais j'ai quand même chercher un an.

Et le fait que tu sois une jeunes mère a t-il changé quelque chose?
Je me dis que non, on est capable de l'élever, pis un enfant, c'est un enfant, peu importe le parent, c'est un enfant comme les autres.

 

Deuxième entrevue:
Avec Karina Pipia


Extrait sonore

 

 

 

Quelques liens pertinents:

Regroupement des centres de la petite enfance de Laval

Article du devoir 22 janvier 04

Les garderies à Montréal

Liste d'attente de la province de Québec

 

À surveiller !
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Prochain édition de l'EXPRESSE...
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